Club ULM en Corse à Ghisonaccia LFKG. Nos souvenirs, récits et photos. Bons vols en notre compagnie !
mercredi 24 juin 2009
Un peu d'humour
On rigole un peu avec la première :
http://www.deezer.com/track/869569
Et celle-çi est étonnante :
http://www.deezer.com/track/2567839
Et que cela ne donne d'idées à personne... !
dimanche 21 juin 2009
Tanarg 582 à vendre (vendu!)
dimanche 14 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
Ciao Max
Massimo Costa, notre ami de San Vincenzo, est décédé samedi 30 Mai à bord de son P2004, probablement victime d'un malaise quelques instants avant le retour au sol de son appareil.
Il laissera à ceux qui ont eu le priviliège de le côtoyer lors de nos rassemblements ou sur les terrains ulm le souvenir d'un homme étonnant, généreux, d'une gentillesse sans limites et d'une tchatche charismatique.
Il y a pilote et Pilote.
Ciao Pilote.
J'ai tenu à assister à la cérémonie et, par ma présence, j'espère avoir représenté ses nombreux amis de corse, de france mais aussi de sardaigne.
Voici le message écrit et lu par l'un de ses -nombreux- amis pilotes présents ce jour-là (et traduit plus bas en français).
San Vincenzo 02 giugno 2009
Massimo era un aviatore, aveva lo spirito, la mentalità, il carattere dell’aviatore.
Ha solcato la vita come ha solcato il cielo: con lo stesso atteggiamento di generosità e vivacità.
Amava tutto ciò che gli era stato concesso: prima di tutto Silvana, moglie, compagna, amica di
avventure; l’amicizia per lui era veramente importante e noi tutti lo sappiamo.
Massimo passando ha lasciato un segno indelebile; noi lo ricorderemo per sempre: occhi chiari,
sorriso ammaliante con quello sguardo sempre un po’ stupito di ciò che succedeva… come diceva??
"Che spettacolo!!!!"
Certo oggi non c’è più, ma dovete sapere che un vero aviatore nel corso della sua vita stabilisce un
contatto diverso con la Morte, non la teme, sa che c’è, come lo san tutti.
Ma noi stabiliamo una sorta di patto e chiediamo il rispetto del nostro amore per il cielo, come dire:
“Senti, noi abbiamo volato come le aquile, sfiorato le colline come il vento, accarezzato le onde
come i pellicani, giocato con l’aria come Jonathan, e se Tu ci consenti di scegliere noi preferiamo
venire con te così come abbiamo vissuto”.
Massimo evidentemente aveva questo patto e Sorella Morte l’ha rispettato.
Ciao Max, aspettaci nel cielo degli Aviatori, lì ci ritroveremo e finalmente avremo delle vere ali:
quelle di piume degli angeli e tu, come al solito, ci insegnerai tutti i trucchi.
---
San Vincenzo, le 02 juin 2009
Massimo était un aviateur, il avait l'esprit, la mentalité, le caractère de l'aviateur.
Il a sillonné la vie comme il a sillonné le ciel : avec la même attitude de générosité et de vivacité.
Il aimait tout ce qu'il lui avait été accordé : tout d'abord Silvana, femme, compagne, amie d'aventures ; l'amitié était pour lui vraiment importante et nous le savions tous.
Le passage de Massimo a laissé une trace indélébile ; nous nous en souviendrons toujours : yeux clairs, sourire enchanteur avec un regard toujours un peu surpris de ce qui venait de se passer... comment disait-il ?
"Che spettacolo!!!!"
Bien sûr aujourd'hui il n'y est plus, mais vous devez savoir qu'un vrai aviateur dans le cours de sa vie a un contact spécial avec la Mort, sans peur, il sait qu'elle y est, comme tout le monde sait.
Mais nous établissons une sorte de pacte et demandons le respect de notre amour pour le ciel, comme dire:
"Ecoutes, nous avons volé comme les aigles, effleuré les montagnes comme le vent, caressé les ondes comme les pélicans, joué avec l'air comme Jonathan, et si Tu nous permets de choisir, nous préférons venir avec toi comme nous avons vécu"
Massimo évidemment avait ce pacte et la Mort fraternelle l'a respectée.
Ciao Max, attends-nous dans le ciel des Aviateurs, là nous nous retrouverons et finalement nous aurons de vraies ailes: celles des plumes des anges et toi, comme d'habitude, tu nous apprendras tous les trucs.
------
Dalla Preghiera Dell'Aviatore (adattamento)
Dio di potenza e di gloria
che doni l'arcobaleno ai nostri cieli
noi piloti saliamo nella tua luce per cantare,
con il rombo dei nostri motori,
la Tua gloria e la nostra passione.
Noi siamo uomini, ma saliamo verso di Te
dimentichi del peso della nostra carne,
purificati dai nostri peccati.
Tu, Dio, dacci le ali delle aquile,
lo sguardo delle aquile, l'artiglio delle aquile,
per portare, ovunque Tu doni, la luce e l'amore.
Fa nella pace dei nostri voli il volo più ardito:
fa nella perseveranza della nostra forza
la Tua forza, o Signore.
E sii con Massimo, come lui è con Te,
per sempre.
vendredi 29 mai 2009
Corse - Oléron : retour hauturier
Samedi.
C'est le jour J du retour en Corse. 3h30 de vol prévu.
Objectif : rallier directement la Corse depuis ma base ulm française, avec 2h sur l'eau.
Réveil à 6h30. Petit déj' chez Michel.
Je décolle à 9h30 de Pourrières et active mon plan de vol avec Marseille info. Cap vers la côte.
Autant le dire franchement : la météo est quasiment parfaite et l'ulm -je le crois- est fiable, assez en tout cas pour tenter cela.
Mais si le moteur s'arrête, si un volatile percute le chariot, si quelque chose se décroche et part dans l'hélice, alors le tout va bien se transformera, de manière certaine, en tout va très mal.
J'en ai conscience. Que ce soit en traversant vers la Sardaigne ou l'Italie, le survol maritime a ses dangers propres et ses sanctions, graves.
Plus la distance à franchir sera grande, plus la condamnation pourra être définitive.
Je passe Saint-Tropez. Je peux encore changer d'avis.
Tous les paramètres sont dans le vert. J'ai l'équipement maritime nécessaire.
J'assume mon destin pour les deux heures de mer qui arrivent. C'est un choix totalement personnel. Sans passager.
Je bouge peu, concentré et détendu à la fois.
On vole lorsque l'envie de voler est plus forte que la peur de voler.
Cap vers Merlu, point de report VFR immatériel perdu en mer. Point Lerma, je quitte Marseille info mais n'obtiens pas le contact avec Nice, des avions font le relais et je valide avec mon transpondeur les consignes. Point Omard, la contrôleuse me fait couper avant Merlu et je gagne donc 10mn. Tout va bien à bord.
Point MC, je distingue lentement la Corse, finalement si proche, j'actionne la musique et profite sereinement de la Balagne qui grandit et semble vouloir m'accueillir.
Encore quelques kilomètres pour être en finesse de la côte. Encore quelques minutes.
C'est fait. Je suis de nouveau au-dessus du sol. Rocailleux, en pente et peu vachable, mais au-dessus du sol quand même !
Verticale Calvi à 2000m, j'évite les reliefs puis survole Corté. Hop, hop ! Me voilà de retour sur mon île, qui me semble plus petite qu'au départ. Mais encore plus belle car elle reste une merveille de contrastes, de couleurs, de formes, d'ambiance.
J'entame ma descente dans la plaine orientale, heureux de revoir mes quartiers avec une quantité de souvenirs à faire pâlir mes dernières nav' solo.
27 heures de vol. 2800km. L'ulm a consommé 329 litres de carburant, soit 12,2 litres/heures. Une balade sans soucis.
Atterrissage. Personne en vue. J'ouvre la bulle, range mes affaires et quitte mon ulm, qui a si bien porté pendant 9 jours ma soif de découverte. Un ulm facile et qui veut bouffer des bornes.
Il a faim et j'ai encore soif.
Par rapport à mes anciennes navs, je ne suis pas du tout fatigué à mon retour. Merci le Tanarg 912 et la Ixess 13. Un petit regret par contre, les piles de mon appareil photo perdaient leur charge avec le froid en altitude, et du coup, je n'ai pu faire que trop peu de photos.
Avec le carburant, l'hôtel et des petits achats, mon budget pour 10 jours de vacances aéronautiques à visiter les copains est hyper raisonnable : moins de 500€. Bon, si j'ajoute le prix de l'ulm, là, c'est sûr le calcul ne tient plus la route !
Depuis Oléron, si j'avais continué ma balade sans prendre la route retour, j'aurais pu arriver à Gibraltar, Amsterdam ou Dublin, au choix. Cela ouvre bien des horizons pour le futur.
Que mes accueillants amis soient ici remerciés, ainsi que les hommes et femmes qui m'ont aidé à poursuivre ma route.
mercredi 27 mai 2009
Corse - Oléron : 4ème partie
Vendredi. Le vent a soufflé toute la nuit.
Je dois décoller tôt et je loupe donc Stéphanie et Grégory Meyrieu de quelques heures. Nous avions prévu de nous voir mais cela sera pour une prochaine, j'espère !
Décollage sous l'œil un peu inquiet d'Yvon. Le vent est soutenu mais les turbulences restent raisonnables.
Je tente la nav' en ligne droite malgré tout pour gagner du temps. Je vole à 70km/h pour 120 au badin. Quelques nuages sur ma route présagent un mode "arrosage". Pour avoir testé le Tanarg sous une pluie moyenne (Yves, tu t'en souviens ?!), je sais qu'il vole bien et me protège correctement. Je passe donc sous les nuages et quelques brassées plus tard, la route se poursuit au sec. 90km/h, c'est mieux.
Je survole alors les étonnantes dentelles de Montmirail puis le mont Ventoux, avant d'arriver à la base de Pourrières, à proximité de la belle montagne Sainte-Victoire, où ma vitesse redevient correcte.
La piste est un peu courte, 250m. Mais après avoir volé presque tous les jours, on se surprend soi-même. Comme quoi, pour mieux voler, il faut voler ! Approche et posé, les doigts dans le nez.
Je retrouve avec plaisir Michel Lerda, son épouse et François Vivien. Le club fait une sortie resto car Samir Elari est là pour deux jours de présentation (j'avais donc calé ma nav' retour sur cette date et sur cette base ulm grâce à la complicité de Michel)
Dans l'après-midi, Samir nous fait essayer le mini pendulaire monoplace Dragonfly qu'il importe d'Angleterre. Super compact, bien pensé, tout mignon et tout léger, je craque devant. Je n'ai jamais essayé si petit. Si le mien fait 255kg et 100cv, celui-ci pèse 120kg pour 18cv.
Il décolle très facilement et le moteur est suffisant.
Je me régale comme un gosse et la prise en main est très rapide (20 mètres…). Ce PULMA est un vrai jouet, très attachant et j'y découvre un plaisir du vol bien particulier, proche des sensations du paramoteur si mes souvenirs de 2001 sont encore bons.
Je le laisse à regret à Samir, mais je le garde dans un petit coin de ma tête…
Après une très agréable soirée avec Michel et sa famille, je m'endors paisiblement.
Dans l'après-midi, Samir nous fait essayer le mini pendulaire monoplace Dragonfly qu'il importe d'Angleterre. Super compact, bien pensé, tout mignon et tout léger, je craque devant. Je n'ai jamais essayé si petit. Si le mien fait 255kg et 100cv, celui-ci pèse 120kg pour 18cv.
Il décolle très facilement et le moteur est suffisant.
Je me régale comme un gosse et la prise en main est très rapide (20 mètres…). Ce PULMA est un vrai jouet, très attachant et j'y découvre un plaisir du vol bien particulier, proche des sensations du paramoteur si mes souvenirs de 2001 sont encore bons.
Je le laisse à regret à Samir, mais je le garde dans un petit coin de ma tête…
Après une très agréable soirée avec Michel et sa famille, je m'endors paisiblement.
mardi 26 mai 2009
Corse - Oléron : 3ème partie
Jeudi.
Je quitte Argenton et les amis.
La météo annonce du mauvais temps arrivant par le sud-ouest. Je pars comme prévu le matin pour Romans et laisse le mauvais temps sur ma droite. Je passe au-dessus des couloirs militaires RTBA actifs. Le temps est calme, l'air limpide, le Rotax chante derrière et avale sans rechigner les kilomètres, admirable.
Une petite pause à Maringues puis contact avec Clermont Info, toujours le calme puis un peu de vent. Des cumulus se forment doucement. Saint-Etienne Info, je suis un peu secoué, la Ixess 13 est un régal absolu dans les turbulences. J'arrive à 14h vers Romans.
Cela sent l'été, la température grimpe !
J'ai le contact radio avec Yvon qui est en vol et nous décidons de nous poser à Chatuzange-le-goubet, petite base proche. Céline est là aussi. J'éternue, le pollen est arrivé en quelques jours.
Nous effectuons un aller-retour à Romans et puis nous laissons les ULM pour la nuit à Chatuzange. Les hangars sont en hauteur et nous devons grimper un chemin de graviers pour y accéder, très drôle ! Ensuite, réunion au MacDo pour débriefer (mon dernier MacDo, c'était en sardaigne avec Céline, ça nous manquait).
La météo du soir indiquant des cumulonimbus sur ma route et celle du lendemain du vent, jusqu'à 70 km/h, je choisi le vent (gloups…) et passe comme prévu la soirée chez Céline et Yvon.
Clémentine est devenue une grande fille. Elle parle bien et… beaucoup ;)
Apéritif, on refait les anciennes nav' en Corse, Clémentine joue avec le parasol, dîner puis une bonne nuit de sommeil s'annonce.
Inscription à :
Articles (Atom)